Destination Japon, Pêche et démesure part.1
Par Vincent ALEXANDRE • 11 nov, 2009 • Catégorie: Session, VoyagePour tout pêcheur aux leurres le Japon est définitivement une destination incontournable, pour ne pas dire mythique. Certes, les japonais pratiquent une pêche très inspirée et empreinte d’influences américaines, mais ils ont cette faculté innée d’améliorer tout ce qu’ils touchent. Ce fût déjà le cas il y a bien longtemps avec les bonsaïs, les carpes koïs et tout ce qui a pu être inspiré par la culture de leur voisin chinois.
Déjà tout petit, les japonais commencent à étudier l’ensemble des idéogrammes qui composent leur langue, de cet apprentissage découle des aptitudes qui sont propres aux asiatiques : partout la communication visuelle y tient une place particulière. Ainsi, les Japonais sont de véritables esthètes, ils savent l’importance des images et celle qu’ils donnent à notre sport est on ne peut plus valorisante. Au japon la pêche est un sport très populaire et apprécié, à tel point que pas une journée ne passe sans une bonne émission de pêche à la télévision, quand ce n’est pas un dessin animé manga (cf : Paul le pêcheur ou sanpei en japonais). La créativité nippone est sans égale et les magasins de pêche regorgent de références à côté desquelles on peut voir d’énormes bassboats attendant sagement un propriétaire. Ici la pêche aux leurres déchaine les passions, ça se voit et ça se vit.

Le plannnig
Mon voyage au pays du soleil levant est avant tout un voyage touristique, bien que j’ai prévu quelques jours de pêches. En effet, le Japon à tellement à offrir aux visiteurs qu’un unique voyage de pêche vous priverait de ses nombreux autres trésors. De plus, l’accueil ainsi que le respect des voyageurs est une tradition bien ancrée dans le pays, vous y êtes accueilli comme un roi. Si la pêche n’existait pas au Japon on irait tout simplement pour découvrir sa culture et ses traditions, les monuments, les jardins, la cuisine, à plusieurs titres ce pays doit avoir des choses en commun avec le paradis. Ajoutez à cela une vie nocturne très animée, des commerces et restaurants ouvert 24 heures sur 24, sans parler des nombreuses salles de jeu, boites de nuit ou autre manga shop, on ne peut pas s’ennuyer dans ce pays qui vie au rythme de l’Asie, souvent à toute allure.
Pour agrémenter mon voyage je me suis fait un planning plutôt chargé mais au combien exaltant. Mon arrivée est prévu à Fukuoka dans la partie nord du Japon, j’ai prévu tous les 2 jours de remonter un peu plus vers le nord jusqu’à atteindre Tokyo, la capitale. En chemin j’ai également prévu un arrêt dans la province de Niigata, le royaume des carpes koïs dont je suis un fervent amateur. Evidemment je ne pouvais pas non plus visiter Kyoto, sans faire escale dans le saint des saints, l’extraordinaire lac Biwa. Ce lac est désormais devenu indissociable de la pêche au Japon, plus qu’un mythe ce lac est légendaire pour plusieurs raisons. D’une part Biwa ko est le plus grand lac du Japon, il est également considéré comme un des plus vieux lac au monde. Son biotope fût un temps exceptionnel puisqu’on pouvait y recenser des centaines d’espèces endémiques, comme le fameux Ayu, bien connu des pêcheurs de carnassiers pour sa fameuse couleur claire et brillante. Biwa est un nom très ancien qui vient d’un mot chinois « Pi pa » qui désigne un instrument de musique, une sorte de guitare. C’est donc de sa forme particulière que lui vient ce nom, en effet vue du ciel biwa ressemble à cette drôle de « guitare ».
Tackle Shop
Durant ce périple j’ai également la ferme intention d’aller faire quelques emplettes dans les nombreux magasins de pêche afin de trouver de nouvelles sources d’inspiration au bord de l’eau. On n’imagine pas à quel point cette visite peut être formatrice et pleine d’enseignements.
Tout d’abord l’expérience nippone concernant la pêche du bass est bien supérieur à la notre en Europe, dès lors dans les magasins, un trie a été fait entre les gadgets et les produits incontournables. Souvent on y trouve l’essentiel, efficace et pas cher. N’allez surtout pas croire que les japonais pêchent avec des leurres ultra sophistiqués, ils savent mieux que quiconque ce qui fonctionne et préfèrent accorder de l’importance à l’efficacité. Ainsi les poissons nageurs et leurres souples sont très basiques et à des prix qui restent tout à fait raisonnables. Les marques US y tiennent souvent la part belle, à croire que les produits ultra design ne sont bons que pour l’export ! En fait il existe bien une clientèle de collectionneurs qui affectionnent les produits plus « branchés » et bien plus chers, mais ils ne sont pas légions et ne représentent pas la majorité du marché. Evidemment le faible taux de TVA ainsi que la proximité de la Chine, premier producteur mondial, font que les produits pêche au japon sont vraiment très bon marché. Mais ce ne sont pas les seules raisons, sur un marché aussi dynamique on comprend facilement que les fabricants peuvent faire jouer l’effet de masse pour produire et vendre moins cher, tout le monde y est gagnant. Je ne vous cache pas que pour un pêcheur la visite de ces magasins est un véritable choc, une sorte de rêve éveillé. Cela dit ne vous y trompez pas, aller faire du shopping pêche à Tokyo relève d’un véritable parcours du combattant pour un pauvre petit français. De mon côté je m’en suis plutôt bien sorti, il faut dire que j’avais à mes côté le plus français et le plus sympathiqe des bassers Nippon, Ryusuke Hayashi.
Je ne pouvais pas trouver meilleure compagnie que Ryusuke pour apprécier ces visites, nous avons donc fait une journée marathon à travers Tokyo et sa banlieue afin de rendre visite à pas moins de 5 magasins de pêche. Ce fût une journée fatigante mais mémorable. J’ai également découvert un concept intéressant, celui des leurres d’occasion. En effet un des magasins que nous avons visité faisait de l’achat et de la revente de leurres. Il vous rachetait donc vos anciens leurres et après avoir attribué une note au produit en fonction de son état général il le remettait en rayon. J’ai trouvé cette idée vraiment intéressante car elle permet de s’équiper de façon très économique de plus on pouvait retrouver dans le rayon des leurres d’occasion des produits qui sont devenue aujourd’hui introuvable que ce soit en leurre dur ou en leurre souple. il n’en fallait pas moins qu’un excellent repas le soir pour nous remettre de toutes ces émotions. Mais n’allez surtout pas croire que vous sortez les bras charger à chaque visite, en asie le service est un mot qui a encore du sens, tous vos achats peuvent donc vous être livré chez vous ou a votre hôtel.
A suivre…
Vincent ALEXANDRE est compétiteur sponsorisé par Rod&Pod, HUMMINBIRD et MINN KOTA, concepteur de leurres chez BIWAA Fishing Performance. Vainqueur du classement brochet AFCPL 2008. Spécialiste en conception et sourcing de produits pêche en asie.
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salut vincent,je vois que la peche est toujour présente
Ton voyage est magnifique et fait beaucoup révé,mais pourquoi pas un jour que ce rève devienne réalité
A bientot
MITCH
Ton report est vraiment bien écrit, au delà de la pêche tu nous présente ce pays, qui est magnifique, j’attend la suite avec intérêt…
a+ Thierry
une part de rêve au travers de tes ecrits!!!!!!!! merci
j@+ jimmy
merci pour vos commentaires qui me font énormément plaisir, cela prouve au moins que l’article à plu à quelques personnes, je n’ai donc pas perdu mon temps. Au pire, si ça n’a plu qu’à vous 3 alors c’est déjà très bien pour moi
Un bien bel article, vivement la suite!
A+ François
Merci de faire partager ton voyage. Profites en bien, même si il ne fait aucun doute qu’avec un guide aussi sympa que Ryusuke ça devrait aller.
slt ,je suis a la recherche d’une canne antarés bx feeder que je ne trouve pas en france est ce que vous pouvez me renseigner merci.
salut !
bon article une chose intéressante serait de publier les adresse des magasins de pêche pour les futurs voyageurs.
merci de d’avance pour la contribution